Jean-Claude et François Audebert (Bourgueil) – Le Vin Ligérien n°15

Longtemps, François Audebert a pensé emprunter d’autres chemins que ceux qui mènent à l’avenue Jean-Causeret et cette cour claire de vigneron, légèrement à l’écart du centre de Bourgueil. Au début des années 1990, le jeune homme avait alors passé un baccalauréat D et orienté son parcours vers une école de commerce supérieure, traditionnelle avec ses apprentissages d’efficacité. Qui sait ? C’est peut-être dans cette découverte des voies trop mécanisées de la relation avec la clientèle qu’il a rompu avec son idée initiale et s’est, presque avec naturel, fondu à nouveau dans la filiation vigneronne qui lui tendait les bras et n’attendait que lui.

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Le domaine Philippe Alliet (Cravant-les-Coteaux) – Le Vin Ligérien n°15

La concession n’est pas le genre de la maison. Et si le domaine Alliet fait partie des grands noms, non seulement des bords de Loire (de la Vienne pour ce qui est du Chinonais) mais du vignoble français, c’est justement parce qu’il a toujours eu la volonté, chaque jour qui passe, de remettre l’ouvrage sur le métier. Philippe fait en effet partie de ces hommes qui, plutôt que de vouloir être quelqu’un, s’efforce de faire quelque chose, de bien en l’occurrence, pour reprendre une formule empruntée à l’Américain Dwight Morrow et que Jean Monnet, l’un des créateurs de l’Europe, appréciait particulièrement.[…]

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Cave des producteurs de Montlouis – Le Vin Ligérien n°15

Le cap a été franchi, et il n’est pas des moindres. Mais dans les entrailles du « rocher », on n’a pas fêté l’événement outre mesure. Et pourtant… Un million de
bouteilles produites par la cave des producteurs de Montlouis-sur-Loire ! Le chiffre hautement symbolique a été dépassé voilà quelques semaines et, en d’autres lieux, il aurait pu ouvrir sur des festivités ouvertes sur l’extérieur. Ici, on l’a intégré comme une étape logique inscrite dans la réussite d’un cheminement au long cours. « Il est clair que cela nous fait, d’une certaine manière, changer de statut », reconnaît Ludovic Depond, le responsable de production. « Cela veut dire qu’en termes d’organisation, on ne peut plus raisonner de la même manière. Mais l’entreprise a déjà intégré ces nécessités et elle a su s’adapter aux exigences et à la nouvelle donne. »[…]

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Domaine Le Capitaine (Rochecorbon) – Le Vin Ligérien n°15

Et dire que tout a démarré avec un modeste arpent de terre… Alain Le Capitaine éclate de rire. « Nous, on peut se targuer d’avoir commencé notre parcours de
vigneron avec un motoculteur ». On s’interroge – forcément – et le pince sans rire de la rue Saint-Georges à Rochecorbon, livre son explication. Les faits remontent au milieu des années 1980.
La famille Le Capitaine peut bien être passionnée par le vin, par les vins – et ceux de Vouvray en particulier –, elle n’inscrit encore guère de trace dans le paysage tourangeau de la viticulture. Qu’à cela ne tienne, le bonhomme n’est pas du genre à rebrousser chemin face aux premières difficultés. « C’était en 1987. J’ai décidé de planter ma vigne dans le jardin de mon père. Tout seul, sur une dizaine d’ares pour une récolte de six hectolitres quelques années plus tard. Mon père était un peu affolé de me voir avec une telle motivation, mais il savait que je suis têtu. Et puis au fond, avec ma mère, ils étaient contents de me voir lancé dans l’aventure. »[…]

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Florence Veilex (Châteauvieux) – Le Vin Ligérien n°15

A l’écart du village de Châteauvieux, la route serpente, sinueuse. Pour le visiteur découvrant pour la première fois le domaine de la Chapinière, la surprise est
totale. On est loin, ici, de la sobriété des vieilles fermes vigneronnes : le décor ouvre sur un cadre totalement inattendu pour qui s’attend à lire des vignes à perte d’horizon. Foin de cette image d’Epinal. C’est un… manège extérieur de chevaux qui accueille le regard en premier, avec ses terres claires et sa terrasse en bois, sur laquelle viennent s’installer les propriétaires de chevaux, les promeneurs et les clients qui veulent découvrir les productions de la maison.[…]

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Domaine du Four à Chaux (Coteaux du Vendômois) – Le Vin Ligérien n°15

L’endroit s’est niché dans les vignes, en retrait de la route qui permet, un peu plus loin, de faire se rejoindre Vendôme et Montoire. A quelques centaines de mètres des habitations, mais à deux pas des vignes, il a laissé son nom à la propriété. Bienvenue au Domaine du Four à Chaux, ainsi dénommé en rappel historique de cet ancien site où, autrefois, on brûlait les pierres calcaires des environs pour les transformer en chaux, utiles aux constructions et aux habitations.[…]

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Catherine Corbeau-Mellot (Sancerre) – Le Vin Ligérien n°15

Catherine Corbeau-Mellot n’aime pas l’eau tiède. Sa vie faite de combats lui a forgé un esprit propre à relever tous les défis. Y compris ceux que proposent
parfois la vie d’une manière dramatique. Quand Alexandre, son mari, est décédé en 2005, il a fallu relever le gant de la détresse et continuer le chemin ouvert par ce couple qui s’était rencontré sur le Piton au milieu des années 80. La jeune Romorantinaise était passée des souvenirs de vendanges de son enfance en Sologne à l’action grandeur nature aux côtés d’un passionné de vins. « Quand on est jeune », explique Catherine Corbeau-Mellot, « on est candide et prête à l’aventure. C’est bien ! » Une formation de six mois à Suze-la-Rousse – « j’ai encore les classeurs des documents sur le vin que je conservais à l’époque » – et l’affaire était partie. Pour Catherine, plus question de regarder derrière. « J’ai commencé en 1987 et mon premier salon a tout de suite été Vinexpo. Nous avions un petit stand, c’était passionnant. »[…]

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David Bailly (Pouilly-sur-Loire) – Le Vin Ligérien n°15

Le village s’appelle Les Loges et, niché à portée de vue de Pouilly-sur-Loire, il est accompagné de ce qui représente sans doute un record dans l’univers des
professionnels du vin : sa concentration en vignerons. Autour de la petite place centrale de ce hameau de la Nièvre, que longe la Loire tranquille en contrebas, les panneaux sont légion dans la poignée d’artères, qui, toutes, rappellent la proportion hors norme. Sur les façades de pierre, sur les fenêtres, sur les frontons… « Combien sommes-nous d’habitants aux Loges ? », s’interroge David Bailly. « Honnêtement, pas nombreux. Quelques dizaines… » Mais avec une quinzaine de vignerons, le ratio sort des moyennes habituelles.[…]

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Qui a peur du salon VinoVision ?

Après 30 ans de bons et loyaux services à Angers, le salon des vins de Loire doit-il craindre l’arrivée du petit nouveau, VinoVision Paris ?

Concurrence pour le salon des vins de Loire

« Oui, on peut clairement parler de concurrence pour le salon des vins de Loire », analyse Christian Groll, directeur du parc expo d’Angers, organisateur du salon des vins de Loire.
Certes VinoVision cible une clientèle « étrangère », 15% seulement des 9000 visiteurs du salon d’Angers. Le véritable concurrent visé serait donc ProWein, le salon allemand, plutôt que le salon des vins de Loire.

C’est vrai aussi que VinoVision présente un « concept » qui se veut différent. Les termes sont choisis : on nous parle de vins élégants, jeunes et fruités, de la capitale –Paris Paris , de Champagne et de la Bourgogne… Autant « d’éléments de langage » (bienvenue dans la com’) qui annoncent un ciblage « haut de gamme ».

Paris ou Angers, les vignerons devront faire un choix

Certes, les vignerons comme les professionnel resteront tout à fait libres de participer aux deux salons, s’ils le souhaitent (voire aux trois).

Mais plus probablement, et personne ne le nie, ils devront faire un choix: ce sera soit Angers, soit Paris.

VinoVision vise 650 exposants (entre les trois vignobles) pour atteindre l’équilibre souhaité. Clairement, pour remplir ses allées, les organisateurs devront « débaucher » des habitués d’Angers. On peut même imaginer que ce seront d’abord les « grosses maisons » (en volume et/ou en renommée) qui seront ciblées. De quoi déshabiller sérieusement le salon des vins de Loire, déjà boudé par le négoce.

Christian Groll sait tout ça, mais ne panique pas pour autant.

Interpros VS parc expo

D’abord parce que la nouvelle n’en est pas vraiment une. Ca faisait en effet quelques années que la rumeur circulait dans les allées des salons.

« Le salon des vins de Loire ne répondait plus à certaines attentes », explique diplomatiquement Catherine Duchêne, directrice de la com ‘export d’Interloire. Qui souligne au passage que le nouveau salon est une demande répétée des vignerons (et du négoce), pas une idée des administratifs de l’interprofession.

« Les professionnels ont missionné les interprofessions pour réfléchir sur la problématique de l’export, explique Benoît Roumet, du BIVC. Nous avons exploré plusieurs pistes, celle du salon à Paris a été retenue. »

A entendre les porte-paroles des interprofessions, aucune adaptation du salon des Vins de Loire, pour répondre aux besoins des professionnels, n’était possible. D’abord parce que « la Loire seule n’a pas un pouvoir d’attraction suffisant pour attirer les acheteurs étrangers ».

Mais surtout parce que le courant ne passait plus du tout avec la société du parc exposition, chacun en rejetant le tort sur l’autre. Le salon d’Angers a d’ailleurs déjà vu partir beaucoup de domaines (et le négoce), passant de 600 à 400 exposants en quelques saisons, avant de se stabiliser ces deux dernières années autour de 450. Le « choc » ne sera peut-être pas si brutal que ça, en définitive, les « mécontents » étant déjà partis.

« Quand il s’est agi de faire bouger les choses, on n’a pas toujours trouvé les partenaires », explique Christian Groll. « Ca a commencé à bouger quand certains sont partis. »

Rebondissement municipal et conjectures bio

Il est un point sur lequel tous conviennent : le salon des vins de Loire a « rebondi » ces deux dernières années. La ville d’Angers organise désormais une « semaine des vins de Loire » au devenir prometteur…. et les « bio » sont arrivés.

La participation de la Levée de la Loire et Demeter -plus de 400 vignerons en janvier cette année- n’est pas franchement mise en avant par le parc expo (normal : les « bio » organisent eux-mêmes leur salon, se contenant de louer l’espace avec un agencement très simple). Elle semble pourtant plus que primordiale pour la survie du salon des vins de Loire. Au point que certains verraient bien le salon d’Angers prendre plus à fond encore le virage « vert » pour devenir le « Millésime bio » du Nord.

Et ce d’autant plus qu’Angers accueille la même semaine d’autres salons professionnels (Anonymes, Renaissance…) très orientés « naturel » et au succès grandissant.  Quel impact auraient d’éventuelles difficultés du salon des vins de Loire sur ces « off » qui n’en sont plus vraiment ?

Conjectures…

Le trentenaire dynamique et le nouveau-né

Catherine Duchêne a en tout cas bien noté l’effort accompli par Angers. « Mais ça a démarré trop tard. Ceci dit, ce n’est pas parce qu’il y a VinoVision que cette dynamique doit s’arrêter», souligne-t-elle.

Ca tombe bien, ce n’est pas du tout dans l’intention du parc expo d’Angers. Christian Groll promet même « pas mal de surprises » pour l’édition 2017. D’une façon générale, le directeur se montre serein et sûr de son salon des vins de Loire. Le message lancé aux vignerons tentés par l’aventure parisienne est simple :

« Il vaut peut-être mieux traiter avec un trentenaire dynamique qu’avec un nouveau-né. »

Rendez-vous l’année prochaine pour faire les comptes… En espérant que tout cela profitera finalement aux vins de Loire.

VinoVision : 5 infos pour découvrir le nouveau salon parisien

VinoVision, nouveau « salon international des vins septentrionaux », destiné aux professionnels, se tiendra à Paris du 12 au 14 février 2017. A l’origine de ce nouveau rendez-vous, trois régions viticoles : la Loire, la Bourgogne et la Champagne. Revue de détails.

#1 VinoVision, le nouveau concurrent de Prowein ?

VinoVision cible le marché international, les acheteurs étrangers. Pour le val de Loire, ce nouveau salon serait donc « complémentaire » du salon des vins de Loire d’Angers, qui a traditionnellement lieu début février.

Le « concurrent » dans le viseur, ce serait plutôt Prowein. Ce salon des vins allemands se tient un peu pus tard dans la saison, à la mi-mars. Et attire « 52000 visiteurs » du monde entier ! Autant dire que VinoVision ne manque pas d’ambition.

Et pour concurrencer Dusseldorf, VinoVision a un atout : Paris.

#2 Au moins 650 vignerons attendus

Bien entendu, à ce stade, les inscriptions ne sont pas encore closes. Mais les organisateurs ont fait leurs comptes : avec 650 exposants (répartis entre les trois régions Loire, Bourgogne et Champagne), le salon atteindra ses objectifs (pour la première année).

Côé visiteurs, les organisateurs espèrent 10000 professionnels (soit un peu plus que le salon des vins de Loire), acheteurs étrangers en priorité.  Comparés aux géants Prowein ou même Vinisud, VinoVision espère rester un salon « à taille humaine ».

#3 Entre 1700 et 2000 euros le stand

Les tarifs de stands seraient encore en discussions. Mais chez Interloire, on assure que ce sera « moins cher que Prowein ». Et probablement dans une fourchette allant de 190 à 230 euros le m2. Les stands font en moyenne 9m2 de surface, ce qui correspond donc à un prix allant de 1710 à 2070 euros.

#4 Comexposium, un grand nom de salon

Dans le monde des organisateurs des salons, Comexposium, ce n’est pas n’importe qui : un des leaders européens. Ce sont eux, entre autres, qui organisent le salon de l’agriculture, ou la foire de Paris… Le groupe est présent dans 23 pays, sur 11 thématiques et organise « plus de 170 manifestations » par an. Le salon aura lieu porte de Versailles (hall 4).

#5 Le Nord face au Sud

Avec VinoVision, il s’agit de créer une alliance inédite des «vins du Nord ». Les « septentrionaux » (par opposition aux méridionaux), se sont donc réunis en association. Mais l’on notera toutefois l’absence de l’Alsace (et du Jura) parmi les organisateurs. Les vignerons alsaciens seront toutefois les bienvenus.

Si le concurrent « désigné» reste Prowein, on notera un certain parallélisme avec Vinisud, le salon des « vins méditerranéens ». Ce salon du sud se tient à Montpellier… à la mi-février aussi, et a accueilli en 2016 plus de 2750 exposants et 30000 visiteurs professionnels, dont près de 10000 étrangers.