Pierre Picot (Châteaumeillant) – Le Vin Ligérien n°24

A Dun-sur-Auron et sur Châteaumeillant, Pierre Picot a élargi sa mission vigneronne à une démarche novatrice : travailler la vinification des productions de plusieurs de ses collègues, en mettant à leur disposition l’étendue de son savoir-faire et de ses outils. Objectif : diffuser, toujours plus, la notoriété des vins du crû. […]

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Lucie Biteau lauréate du Grand Prix des Œnologues du Val de Loire

L’Union des Œnologues de France regroupe sept régions viticoles. Ce syndicat professionnel permet notamment à ses membres de faire le point sur des aspects scientifiques, techniques et économiques liés à la filière vitivinicole.

Sa représentation du Val de Loire, sous la présidence de Laurent Polleau, est bien entendu  engagée dans ces activités qui consistent aussi dans le développement de la filière. Par exemple, le Concours des Ligers, qui ouvre chaque année le Salon des Vins de Loire à Angers, début février, a fêté, en 2018, son vingt-quatrième anniversaire. Et c’est l’Union qui en est à l’origine. Mais elle est également très sensible à la transmission du savoir. Des Œnologues assurent ainsi la formation aux différents métiers de la filière, en particulier une formation initiale en BTS dans les lycées de Briacé (44), Fondettes (37) et Montreuil-Bellay (49).

Pour prendre encore un peu plus sa part dans ces formations, l’Union des Œnologues du Val de Loire décerne, depuis 2012, son Grand Prix à l’étudiant en BTS qui aura réalisé le meilleur mémoire de fin d’études « alliant pertinence et rigueur, regard critique et valorisation technico-économique de l’étude, avec une mise en évidence des prolongements pour l’intérêt de la filière vitivinicole ligérienne. » Cette récompense est dotée d’une bourse de 500 € qui apporte à l’étudiant une motivation supplémentaire pour continuer son parcours de formation ou pour s’engager au service de la filière. Des mentions sont décernées aux étudiants qui n’ont pu prétendre au Grand Prix mais dont le mémoire fait néanmoins preuve d’une grande qualité.

Le Grand Prix 2018 a été remis le 22 juin à la Maison des Vignerons de Saint-Pourçain… à Saint- Pourçain-sur-Sioul (03).

Les lauréats :

Meilleur rapport :

Lucie Biteau du Lycée de Montreuil-Bellay (49). Stage effectué au Domaine Ampelidae- Marigny Brizay (86). Intiulé du mémoire : Est-il possible de protéger un vin contre l’oxydoréduction et les déviations microbiennes par un micro-organisme de type levures non saccharomyces plutôt que par l’emploi de SO2 ?

Les deux autres lauréats :

Juliette Marchandeau du Lycée de Briacé (44). Stage effectué au Domaine Disznoko en Tokaj-Hongrie (Groupe AXA).

Alexandre Vallée du Lycée de Fondettes (37). Stage effectué au Domaine SA Saget La Perrière.

Notre photo (document remis) : Les élèves avec Martine Van Daele, qui enseigne à Briacé, et Laurent Polleau, président de l’Union des œnologues du Val de Loire.

 

Philippe Boucard n’est plus président de l’AOC Bourgueil

Philippe Boucard a démissionné de son poste de président de l’appellation Bourgueil. Une décision prise il y a une quinzaine de jours. Il s’est dit épuisé par ce poste.  » Je préfère aujourd’hui me concentrer sur mon métier de vigneron et sur notre exploitation« , nous a-t-il expliqué. L’AOC Bourgueil n’a donc plus actuellement de président. Rappelons que la vice-présidence est toujours occupée par Philippine Delachaux qui a d’ailleurs… présidé la cérémonie d’inauguration de la très belle nouvelle maison des vins de Bourgueil, à Langeais, la semaine passée. Une maison des vins sur laquelle l’appellation compte beaucoup pour attirer un public plus nombreux. En ce sens, elle travaille en étroite relation avec le château de Langeais qu’ont visité 110.000 personnes en 2017.

Soirée « livresse » au Bistrot des Belles Caves, à Tours, le mardi 26 juin

Soirée « livresse » au Bistrot des Belles Caves, 23 Rue du Commerce à Tours, le mardi 26 juin à 18 h 45

 Le Bistrot des Belles Caves sera le cadre de la prochaine lecture d’extraits du livre de Jean-Claude Bonnaud, « Du rouge aux lèvres ». Philippe Ouzounian, comédien, en sera le lecteur. Dégustation de trois vins différents offerts par Jacky Blot et son équipe qui nous recevront pour cette belle soirée. Entrées libres mais nombre de places limité (recette au chapeau). Il convient donc de s’inscrire impérativement au préalable, avant le 25 juin, soit par téléphone (au 06.83.22.72.58. ou au 06.64.12.27.44.), soit par mail sur f_bonnaud@orange.fr  ou jean-claude.bonnaud@levinligerien.fr ; soit encore via la page Facebook du « Vin Ligérien ». Dédicace de l’auteur et vente du livre (14 €) durant la dégustation.

Ce livre, « Du rouge aux lèvres », est une succession de récits au travers de la France du vin, du Val de Loire, largement représenté, bien sûr, à l’Alsace, la Bourgogne, le Rhône, le Languedoc-Roussillon et le Bordelais. Il est le témoignage que le vin porte du sens au travers d’un partage permanent entre les hommes et les femmes, tout en ouvrant les regards sur une large palette culturelle. Trente ans de voyages dans cette France où le vin agite les consciences pour leur faire redécouvrir le bonheur de résister aux oukases d’une société infantilisante. Ce livre porte en effet toutes les saveurs de la vie.

Tourangeau, Jean-Claude Bonnaud est journaliste depuis 36 ans. Après avoir travaillé à La Nouvelle République du Centre-ouest et à l’Est Républicain, il a dirigé successivement plusieurs journaux (notamment Charente Libre, Sud Ouest et Les Dernières Nouvelles d’Alsace) et a présidé l’Institut de Journalisme de Bordeaux. Il publie, depuis sept ans maintenant, une revue trimestrielle sur les vins de Loire, «Le Vin Ligérien». Ce magazine a été sacré par les Gourmand Awards, en 2017, lauréat national des magazines traitant du vin. Jean-Claude Bonnaud est l’auteur de trois livres : «Vins mille lieux sous la Loire », «La Loire est en elles » et « Du rouge aux lèvres ».

Vignes, Vins, Randos : rendez-vous tout début septembre

Samedi 1er et dimanche 2 septembre, Vignes, Vins, Randos (VVR) fêtera son quinzième anniversaire. 

Une quinzaine de balades sont dorénavant proposées dans le cadre de Vignes, Vins, Randos. Avec un succès sans cesse grandissant puisque l’on dépasse maintenant les 11 000 participants. 80 000 personnes ont ainsi parcouru, en famille ou entre amis, au fil des quatorze éditions passées, les parcelles de vignes des différentes appellations. Plusieurs autres chiffres témoignent de l’importance qu’a prise aujourd’hui cette manifestation depuis sa création. 182 promenades ont été parcourues au total. En prenant une moyenne de sept kilomètres par balade, cela représente 1 274 kilomètres de sentiers, que l’on multiplie par 80 000 personnes, et nous voilà à avoir parcouru, tous ensemble, près de 102 millions de kilomètres dans les vignes ! Soit 2 550 fois la circonférence de la terre ! Et, tous ensemble, nous avons dégusté 1 638 cuvées différentes…

Cette année encore, vous marcherez sur quinze parcours inédits avec, chaque fois, un arrêt exceptionnel pour une dégustation à l’aveugle d’un millésime ancien, de l’appellation concernée. Trois heures de balades, ou à peu près, qui vous permettent de parfaire vos connaissances sur le terroir traversé, de goûter des vins, d’en acheter si le cœur vous en dit, votre kit du randonneur en main, avant de vous poser au retour au village VVR qui vous accueillera l’esprit à la fête, en musique, avec des jeux et la possibilité, bien sûr, de vous restaurer.

Plusieurs  nouveautés s’inviteront dans vos choix pour cette quinzième édition. Les vignerons de Bonnezeaux, en Anjou, présenteront pour la première fois à VVR leurs vins liquoreux dans une bouteille « spéciale », nous dit-on, « élégante, moderne, à l’identité forte et mettant en avant tout le prestige de l’appellation. » Les Coteaux d’Ancenis mettront l’accent sur les enfants avec une animation particulière. « Ils découvriront les ‘vignes buissonnières ‘ contées par le musicien, magicien, humoriste et poète Jean-Yves Bardoul. » Enfin, l’AOC Haut-Poitou, qui a rejoint InterLoire en 2017, organisera pour la première fois sa randonnée VVR.

Les quinze randonnées :

Samedi 1er septembre : Chinon (départ de Ligré), de 12 h 30 à 16 heures ; Coteaux d’Ancenis (départ de Bouzillé), de 10 h à 15 h 30 ; Coteaux-du-Layon Premier Cru Chaume et Quarts-de-Chaume Grand Cru (départ de Rochefort-sur-Loire), de 9 h à 15 h 30 ; Haut Poitou AOC Val de Loire IGP (départ de Blaslay, 86), dans l’après-midi horaires à préciser ; Jasnières et Coteaux-du-Loir (départ à Lhomme), de 14 h à 15 h 30 ; les Fines Bulles de Saumur (départ de Saint-Hilaire-Saint-Florent), de 9 h 30 à 14 h 30 ; Muscadet Côtes-de-Grandlieu (départ de Bouaye), de 13 h à 16 h ; Saint-Nicolas-de-Bourgueil (départ de Saint-Nicolas), de 13 h à 16 h 15 ; Saumur-Champigny (départ de Montsoreau), de 9 h 30 à 15 h 30 ; Touraine-Mesland (départ de Onzain), départ de 9 h à 14 heures.

Dimanche 2 septembre : Anjou-Villages-Brissac et Coteaux de l’Aubance (départ de Juigné-sur-Loire), de 8 h 30 à 10 h 30 ; Bonnezeaux (départ de Thouarcé), de 8 h 30 à 10 h 30 ; Chinon (départ de Ligré), de 8 h à 11 h 15 ; Muscadet Sèvre-et-Maine Le Pallet (départ du Pallet), de 8 h à 10 h 30 ; Vouvray (départ de Noizay), de 7 h 30 à 12 h 30.

Parcours classiques de 6 à 9 km, parcours famille de 3 km environ. Plus d’informations sur www.vvr-valdeloire.fr. Tarifs et inscriptions en ligne : 6€, 1€ pour les -de 18 ans.

Notre photo Le Vin Ligérien (de gauche à droite) : Guillaume Paris (AOC Vouvray), Stéphanie Morin (Saint-Nicolas-de-Bourgueil) et Cédric Chollet (AOC Touraine) sont venus présenter les randonnées de leurs appellations lors de la conférence de presse qui a eu lieu mardi 19 juin dans les locaux d’Interloire, à Tours.

Bourgueil ouvre une seconde maison des vins, à Langeais, cette fois

Bourgueil vient d’ouvrir une seconde maison des vins. A Langeais, au numéro 15 de la rue Gambetta. L’inauguration a eu lieu mercredi 13 juin. Allez-y, c’est une très belle maison des vins !

La rue Gambetta de Langeais compte dorénavant une nouvelle vitrine. Celle de la Maison des vins des vignerons de Bourgueil qui s’ouvrent ainsi clairement à un public plus large, celui, notamment, passant par le château de Langeais dont Anne de Bretagne reste une pièce-maîtresse. De ces 110 mille visiteurs chaque année, le Syndicat des vins bourgueillois espère en attirer au moins 20 mille. Il s’agit d’un concept moderne de dégustation, semblable à celui que l’on trouve à Cheverny et Chambord, élaboré par la société Digby, basée en Touraine, à Mettray. Un système qui garantit, pour chaque bouteille, une étanchéité de trois semaines.

180 cuvées de l’AOC Bourgueil seront ainsi proposées, tour à tour, à la dégustation. Avec la curiosité de pouvoir aussi goûter des vins blancs, des chenins locaux, puisque les vignerons de Bourgueil sont en train de réaliser un cahier des charges pour que ces blancs accèdent eux aussi bientôt au label AOC

Quant au tarif public pour accéder à ces dégustations de cette nouvelle maison des vins, il est un et unique : trois euros qui vous permettent d’acheter votre verre et de vous munir d’une carte créditée, vous donnant accès à la dégustation de cinq vins de votre choix. Elle sera ouverte tous les jours en haute saison quand elle se contentera de la fin de semaine, d’octobre à mars, y compris le dimanche dans les deux cas. Avec des horaires d’ouverture calqués sur ceux du château, en précisant qu’un billet d’accès à ce monument ouvrira droit à la dégustation gratuite d’une cuvée à la Maison des vins de Bourgueil. Une preuve supplémentaire du mariage toujours réussi de l’Histoire et du vin.

A noter que la Maison des vins de Bourgueil de Langeais proposera par ailleurs quelques produits du terroir. Notre photo : l’intérieur de la maison des vins (Document remis par le Syndicat des Vins de Bourgueil)

Le numéro 26 du Vin Ligérien sort en fin de semaine

Voici le sommaire de ce vingt-sixième numéro (8 € dans les magasins de presse) :

Notre édito.

Nos agendas vitivinicoles et culturels.

Les muscadets ont de l’avenir. Beaucoup d’indices le montrent. Depuis quinze ans, ils ont entamé une introspection pour proposer des vins à la hauteur de leurs potentialités. Et les marchés répondent présents, preuve que l’essai est en voie de transformation.

Nous vous proposons ce trimestre de rendre visite aux domaines suivants : Cailbourdin (Pouilly Fumé) à Tracy-sur-Loire, Fleuriet (Sancerre et Menetou-Salon) à Menetou-Ratel, Meurgey-Penet (Touraine-Oisly) à Oisly, Thierry Delaunay (Touraine-Chenonceaux) à Pouillé, La Closerie de Chanteloup (Touraine-Amboise) à Amboise, Colesse (Vouvray et Touraine) à Nazelles, Pitault-Landry (Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil) à Bourgueil, Sigonneau (Chinon) à Cravant-les-Coteaux, Nicolas Réau (Anjou) à Sainte-Radegonde (79), Les Galloires (Coteaux d’Ancenis, Muscadet et Anjou).

Nos jolies bouteilles du trimestre.

Notre portfolio.

Ce sont les trois sœurs rouges du Saumurois qui fournissent, sur leurs terroirs propres, des vins issus très essentiellement du même cépage, le cabernet franc. Toutes trois méritent un arrêt sur image pour mieux comprendre leurs personnalités. Pleins feux, donc, sur les appellations Saumur rouge, Le Puy-Notre-Dame et Saumur-Champigny.

Notre carte des maisons de vins de Loire.

Notre interview : cinéaste populaire posant un regard tendre, lucide et enfantin sur le monde, Patrice Leconte est un grand actif qui prend aussi le temps d’observer ses contemporains. Et de revenir sur ses années tourangelles où le goût des bonnes choses a beaucoup compté pour lui.

Notre carnet de route nous emmène cette fois sur les coteaux qui bordent le Loir. Ils produisent de biens jolis vins dans les trois couleurs, de la Sarthe sud au Vendômois.

Chenonceau, le Palais Jacques Cœur, le Clos Lucé et la Mission Val de Loire : autant de balises pour aborder notre deuxième volet de l’année, consacré à la Renaissance.

La Solognote, brebis locale, a longtemps été boudée pour ne pas dire oubliée. Cette race locale, star de tous les salons agricoles, revient en force grâce à l’acharnement de quelques éleveurs. Didier Crèche, éleveur à Chémery, l’a définitivement adoptée.

Notre page Abonnements.

Les vins de Loire au festival d’Art Mural à Montréal

Le marché canadien est le cinquième marché des vins du Val de Loire en volume et en valeur à l’export. Entre 2016 et 2017, l’exportation des vins du Val de Loire a connu une croissance de 9% en volume et une valorisation à +12%. Le Québec pèse pour 82% dans ces exportations, l’Ontario pour 15% et la Colombie Britannique 3%. Les vins blancs, avec les muscadets, sancerre, vouvray, touraine et les fines bulles de Loire (le crémant de Loire majoritairement), profitent également d’une belle dynamique sur ce pays.

Eu égard à l’intérêt de ce marché canadien pour les vins de Loire, ces derniers participent cette année au festival d’art mural de Montréal qui se terminera le 17 juin sur l’une des plus grandes artères de la ville, le Boulevard Saint-Laurent. Les vins ligériens s’intègrent à cet événement au travers d’une fresque qu’ils ont inspirée, peinte directement, et pendant le festival, sur le mur complet du 3481 Avenue du Parc par l’artiste Londonien, Ben Eine. En parallèle, sept bars à vins, dont un aux couleurs des vins du Val de Loire, présentent cinq références ligériennes.

Le Festival « Mural » de Montréal est un événement qui s’étale sur onze journées et célèbre le mouvement international d’art urbain. Avec de l’art en direct, de la musique, des expositions et des artist talks. A noter que ce festival a été créé en 2012.

La forme des rosés de Loire

Mais les blancs ne sont pas les seuls à se porter correctement sur les bords de Loire. C’est d’ailleurs l’unique vignoble à offrir des rosés tendres d’appellation. Le Val de Loire poursuit ainsi sa progression sur les marchés, national et international, avec une offre qui répond à la demande.

Le vignoble du Val de Loire compte vingt-sept Appellations d’Origine Protégée (AOP) et dénominations de vins (IGP) rosés. En 2017, 548 000 hectolitres ont été produits : 510 000 en AOP et 38 000 en IGP Val de Loire.

La récolte est à peu près normale sur cette année et sur la quasi-totalité du vignoble, exception faite de l’Anjou impacté par les conditions climatiques.

A noter les trois plus fortes productions en volume de Loire : le Cabernet d’Anjou, le Rosé d’Anjou et le Rosé-de-Loire. Ils représentent en moyenne et chaque année 80% de la production ligérienne. Les appellations Cabernet-d’Anjou et Rosé-d’Anjou, au profil de rosés tendres, représentent à elles deux les deux-tiers de la production. « Si les disponibilités de début de campagne sont en baisse sur ces rosés, les stocks de la viticulture et la récolte 2017 correspondent à une année de commercialisation », explique-t-on à Interloire.

Avec ces volumes, le Val de Loire s’affiche comme le deuxième producteur national de vins rosés d’appellation.

Notre photo Le Vin Ligérien : Les fines bulles de Loire profitent également d’une belle dynamique sur le marché canadien.

Jo Pithon cède son domaine à Ivan Massonnat

Quarante ans que Jo Pithon était vigneron ! Autant dire depuis toujours. L’heure de la retraite arrivée, il vient de céder son domaine (dont le Coteau des Treilles) à Ivan Massonnat. Le communiqué de presse sur cette cession indique que le nouveau propriétaire s’inspirera « de la philosophie de Jo Pithon et qu’il se donne pour objectif de façonner des grands vins de gastronomie, secs et liquoreux, traduisant l’expression originale des terroirs nobles de l’Anjou. »

Installé depuis 1978 à Saint-Lambert du Lattay, Jo Pithon laissera la trace d’un grand vigneron qui aura notamment beaucoup travaillé, avec quelques uns, à la reconnaissance des grands vins blancs secs d’Anjou, sur des terroirs où les liquoreux, jusque là, étaient les rois absolus. « Il a aussi », toujours selon le communiqué de presse, et c’est vrai, « contribué à défendre une certaine idée du vin : des sols vivants travaillés en agriculture biologique ; des vins sans artifices, vinifiés en cuvées parcellaires et élevés à la bourguignonne. » Il a aussi replanté ce merveilleux coteau, le Coteau des Treilles et ses sept hectares orientés plein sud sur les roches magmatiques de cette queue du Massif armoricain. Des chenins superbes, en l’occurrence. Nous nous souvenons que Jo Pithon, lorsque nous avions arpenté ce coteau à ses côtés, nous avait indiqué que ces parcelles n’avaient jamais connu aucune chimie et qu’elles étaient classées en zone réserve naturelle régionale.

Jo Pithon, nous dit-on encore, a pu choisir le nouveau propriétaire, Ivan Massonnat, fidèle abonné, soit dit en passant, de notre magazine, Le Vin Ligérien. « Détenant depuis douze ans une maison aux environs de Chinon », explique-t-il, « j’ai progressivement développé une véritable passion pour le Val de Loire, rêvant de pouvoir un jour racheter l’une de ses pépites. Avec Pithon-Paillé je réalise enfin mon rêve, après plusieurs années de recherche… ». Reste aux deux hommes à trouver maintenant le vigneron, ou la vigneronne, qui pourra mettre en musique les extraordinaires notes aromatiques de ces très jolis terroirs angevins. Tout en précisant que « cette personne devra forcément être en amour avec le chenin, pour compléter l’équipe  » et que « cette personne bénéficiera de l’accompagnement de Jo Pithon dans les premières années. »

A noter que ce nouveau domaine inclut les neuf hectares de Pithon-Paillé (dont le Coteau des Treilles) plus dix hectares d’un seul tenant au cœur de l’appellation Quarts de Chaume (seule AOC ayant le statut Grand Cru en Val de Loire), plus encore six hectares sur l’autre rive du Layon. Le communiqué de presse explique enfin que « ce nouveau Domaine, dont le nom est encore en réflexion, disposera ainsi d’une collection de terroirs représentant toutes les principales appellations de l’Anjou (Quarts de Chaume Grand Cru, Coteaux du Layon Chaume Premier Cru, Savennières, Anjou Blanc) », et que « l’ensemble bénéficiera d’un plan d’investissement et de restructuration, avec une certification en biodynamie pour la totalité du domaine. »

Notre photo : Jo Pithon, lorsqu’il nous avait fait visiter le Coteau de Treilles (photo Le Vin Ligérien).

« Viens planter ton cep » avec Les Vignes de Nantes !

Les organisateurs le revendiquent : « c’est l’appel du 18 juin des Vignes de Nantes. »

Depuis 2011, l’association Les Vignes de Nantes défend le patrimoine viticole du Pays nantais : son cépage unique le melon de Bourgogne, ses terroirs et leurs spécificités, sans oublier la démarche liée aux crus communaux. Dix-huit grands vignerons sont adhérents à association, des vignerons présents dans plus de 190 pays et plébiscités par plus de 300 tables étoilées au Guide Michelin.

L’association organise, le 18 juin, une opération intitulée « Viens planter ton cep » ! « L’idée est qu’à l’ère du web 2.0 », expliquent les organisateurs, « les professionnels du vin se retrouvent dans les vignes lors d’une journée conviviale. A l’heure du tout digital, retrouvons-nous, partageons, échangeons, et même plantons !»

Il s’agit d’une journée réservée aux professionnels du vin (cavistes, restaurateurs, journalistes…) qui se déroulera à la Haye-Fouassière. Avec notamment, dans le programme du jour, la plantation d’un pied de vigne sur l’une des parcelles de Jo Landron (cep vendu 10€, somme récoltée reversée à une association). Le vin obtenu au bout de trois ans « La cuvée des Vignes de Nantes » sera vendu aux enchères au profit d’une association.

A noter que l’association Les Vignes de Nantes poursuivra cette action collective en plantant des ceps chaque année dans une parcelle d’un nouveau vigneron de l’association pour, à terme, réaliser dix cuvées solidaires.

 Inscriptions obligatoires :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfEmPLVPimuO9u3gz8vQiyxHsOgIzxB3wAv1PSRVcfNKwfMmA/viewfor m?usp=sf_link Contacts Presse : Marie Luneau et Fabien Chéneau – contact@lesvignesdenantes.com http://www.lesvignesdenantes.com/